Le 104, déjà en crise!
Je me permet de faire le résumé d’un article que j’ai lu ce week-end dans Le Monde, dont voici le lien:
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/31/le-104-un-an-d-existence-et-deja-en-panne_1261115_3246.html
Le 104, haut lieu de la création en plein coeur du 19e, devait être le phare de Bertrand Delanoe. Pourtant, un an après son ouverture, il semble ne pas remplir ses fonctions… Le 12 novembre, Les deux directeurs du lieu, les metteurs en scène Robert Cantarella et Frédéric Fisbach, devront justifier d’un déficit de 600000 euros!
Plusieurs pistes nous éclairent sur les difficultés que traversent le 104:
- Le pari était de donner le temps à des auteurs singuliers de faire émerger leur création. Ce qui pose le problème de leur notoriété et de la difficulté donc de faire bouger les gens pour des inconnus.
- Le 104 devait être une “ruche des arts “. L’allée centrale qui relie la rue Curial à la rue d’Aubervilliers était censée devenir un “passage public” : or, c’est souvent morne plaine. La crise économique a aussi retardé les travaux, comme le retaurant qui n’ouvrira ses portes qu’en Mai 2010
- Les directeurs réclament plus d’argent pour faire démarrer le lieu. Cantarella est catégorique : “On a besoin de 2 millions supplémentaires. Tout, ou presque, part dans le fonctionnement du bâtiment.” Chauffage, entretien, sécurité… et salaires. Le 104 a été calibré pour un volant de soixante salariés permanents. Un effectif qui s’est vite révélé insuffisant.
Plusieurs artistes confirment : faute d’argent, ils ne peuvent utiliser pleinement le formidable outil qu’est le 104. Organiser une projection dans la salle de deux cents places ? Impossible, le 104 ne peut pas payer un technicien de plus. Faire venir le philosophe Jean-Luc Nancy pour une conférence ? Bonne idée, mais qui va payer son billet de train ? Vendredi 30 octobre, le 104 était fermé au public. Loué à une entreprise pour un événement.
